Un peu d’histoire

Les Sœurs de la Croix…
de Strasbourg à Akono / Cameroun

Les origines de la mission

Ce sont les Pères Pallottins allemands qui ont évangélisé le Cameroun entre 1891 et 1916.
En 1920 Mgr Vogt, Père Spiritain alsacien est nommé vicaire apostolique de Yaoundé et fait appel à des congrégations religieuses d’Alsace.

Les Sœurs de la Croix fondées à Strasbourg en 1848 par Adèle de Glaubitz envoient des Sœurs au Cameroun pour le soin des malades et l’évangélisation des populations locales.
Dès 1935, cinq religieuses arrivent à Omvan où elles se consacrent à leur mission dans des conditions particulièrement précaires.

La construction de la mission

Entre 1934 et 1937, le Père Antoine Stoll, spiritain alsacien missionnaire à Akono, fait bâtir l’église Notre-Dame-des-sept-douleurs. En 1938, appuyé par le Mgr Vogt, il fait appel aux Sœurs de la Croix pour renforcer la mission d’Akono. Elles ouvrent une deuxième communauté au Cameroun poursuivant ainsi le travail engagé par les Sœurs du Saint Esprit, appelées à d’autres champs d’action.

Les Sœurs de la Croix construisent un dispensaire et une pouponnière en 1946, et mettent en place un centre de formation féminine. La Maison-Mère des Sœurs, construite entre 1940 et 1945, est encore aujourd’hui un magnifique témoignage de cette période féconde pour la communauté.

Le rôle des Sœurs et la pédagogie de « l’homme debout »

Les Sœurs de la Croix se mettent au service des besoins des populations. En effet, la Congrégation cherche toujours à impulser une pédagogie de « l’homme debout », en référence à l’Évangile dans le cadre d’une éthique nourrie par l’expérience du quotidien. Chaque personne est sollicitée pour progresser, entrer en relation, exister et trouver sa place dans la société.

La création du noviciat pour les jeunes filles camerounaises

Peu après l’accession du Cameroun à l’indépendance en 1960, la Congrégation obtient une reconnaissance officielle de l’État.

Plus récemment, à la demande de jeunes filles camerounaises, elle ouvre un noviciat à Akono.

C’est en 1998, l’année où la Congrégation célèbre son 150e  anniversaire, que la première jeune fille camerounaise prononce son engagement. Depuis, nombre de jeunes filles africaines rejoignent les terrains de mission des Sœurs au Cameroun et en République Démocratique du Congo.

Le lien historique et fédérateur qui relie la Congrégation à Caritas Alsace

En 2010, la Congrégation des Sœurs de la Croix et Caritas Alsace travaillent ensemble pour redonner du sens et du contenu au lien historique qui les unit. C’est dans ce cadre que s’instaure la mise en place de Clubs Caritas, une opportunité qui permet chaque année à une vingtaine de jeunes alsaciens de participer à l’organisation et à l’animation de camps de vacances à Akono pour des enfants et des jeunes camerounais vulnérables.

L’époque actuelle

Le dispensaire devenu centre de santé est agrandi. Une maison accueillant des personnes âgées isolées, prénommée « Maison Sara », est ouverte. Un espace agro-alimentaire est développé. En 2010 des Sœurs sont envoyées en RDCongo où elles s’intègrent dans un hôpital pédiatrique en portant plus particulièrement le souci du projet éducatif des enfants.

Enfin, c’est entre 2015 et 2016, que la Congrégation, forte de l’investissement humain et technique apporté par Caritas Alsace, opte pour restaurer et étendre les bâtiments d’Akono. Elle crée le Centre Adèle, lieu d’accueil pour des personnes de tout continent. C’est un projet ambitieux qui ouvre ses portes dès 2019 mais qui continue à se perfectionner et se moderniser.